Vous connaissez peut-être cette expérience. Vous cherchez une solution. Vous réfléchissez, vous analysez, vous tournez le problème dans tous les sens… mais rien ne vient. Alors vous passez à autre chose. Et soudain, la solution apparaît.
Comme si quelque chose en vous avait continué à chercher sans vous.
Cette expérience familière nous rappelle que notre pensée consciente n’est peut-être pas la seule à l’œuvre lorsque nous cherchons à résoudre une difficulté. Une partie de nous peut continuer à faire son chemin alors même que nous avons cessé de mobiliser notre attention sur le problème.
On peut tenter de la nommer : inconscient, intuition, intelligence du corps, ressources intérieures… Les mots sont nombreux.
Pour ma part, je parle volontiers de « guérisseur intérieur ».
Le terme peut surprendre. Je ne l’emploie pas pour désigner quelque chose de mystérieux ou de magique, mais pour évoquer cette possibilité : une part de nous peut parfois savoir, sentir ou mobiliser des ressources sans que notre pensée consciente ait besoin de comprendre comment elle procède.
Notre mental reste bien sûr précieux. Il nous permet d’analyser, de comprendre, de décider, de chercher des solutions. Mais peut-être n’a-t-il pas besoin d’être aux commandes de tout, tout le temps.
Nous sommes peut-être plus vastes que la partie de nous dont nous avons conscience
L’effet placebo nous offre un autre angle de vue pour cette réflexion.
Nos attentes, nos croyances, le contexte dans lequel un soin est donné peuvent influencer notre expérience et certains processus physiologiques. Nous pouvons attendre un résultat favorable, faire confiance à un traitement ou à la personne à laquelle nous avons recours… et quelque chose peut alors se produire dans notre organisme, sans que nous ayons à en connaître ni à en contrôler les mécanismes.
Le titre choisi par Joe Dispenza pour l’un de ses ouvrages, « Le placebo, c’est vous ! », pointe justement vers cette idée : une partie de ce qui contribue à notre mieux-être peut venir de nous-mêmes, plutôt que d’un produit extérieur. Sans faire du placebo une explication de tout ce qui nous arrive, il peut nous inviter à regarder autrement la relation entre ce que nous pensons, ce que nous ressentons et ce qui se passe en nous.
Certaines ressources pourraient alors avoir besoin d’être sollicitées ou orientées, plutôt que contrôlées ?
C’est précisément ce qui m’intéresse dans l’idée de « guérisseur intérieur » : non pas quelque chose à chercher ou à contrôler, mais une ressource à laquelle nous pouvons laisser davantage de place.
Dans le Zensight, les déclarations verbales et les intentions peuvent donner une direction au processus. Mais ce qui se passe ensuite ne relève pas d’un contrôle conscient. Quelque chose peut se mettre en mouvement, se transformer, s’apaiser, sans que nous ayons à en comprendre le mécanisme. (comme le montre une expérience vécue avec le Zensight dans l’article L’efficacité surprenante du Zensight)
Il s’agirait ainsi de laisser apparaître ce qui, en nous, sait déjà quelque chose que nous ne savons pas encore consciemment. Pas nécessairement sous la forme d’une réponse claire, mais comme une capacité à sentir, à associer, à imaginer, à laisser émerger une autre possibilité.
C’est cette rencontre avec vos ressources intérieures que je vous invite à explorer dans mes ateliers consacrés au Zensight.